La Coupe du monde 2026 a confirmé la supériorité de la Liga sur les autres championnats européens et mondiaux, après avoir fourni un grand nombre de joueurs qui ont permis à l'équipe d'Espagne de dominer ses adversaires et de remporter la Coupe du monde.
La sélection espagnole a dominé la France tant au niveau de la performance que du résultat, puis a réussi à stopper l’Argentine emmenée par Lionel Messi, confirmant ainsi que la Liga reste l’un des championnats les plus puissants et les plus prestigieux.
La sélection espagnole n’a encaissé qu’un seul but pendant toute la compétition, et son gardien ainsi que son défenseur Pau Coparce ont remporté des distinctions individuelles, confirmant une nouvelle fois la puissance de l’école défensive de la Liga, dont l’accès est resté difficile pour la plupart des joueurs algériens.
Malgré cela, Aïssa Mandi continue de s’imposer dans ce championnat, puisqu’il s’apprête à y faire son retour sous les couleurs de Levante, à l’âge de près de 35 ans, qu’il fêtera le 22 octobre prochain.
L’intérêt de Levante pour les services du défenseur algérien reflète la confiance du club en sa capacité à apporter un plus, d’autant plus que l’équipe souhaite compter sur lui en tant que titulaire dans le cadre de son projet sportif.
On ne peut pas considérer le recrutement d’un joueur de cet âge par un club espagnol comme une simple courtoisie ou une décision aléatoire, d’autant plus que les clubs professionnels ne dépensent pas leur argent pour un joueur dans lequel ils ne voient pas de réelle valeur technique.
Cela intervient alors que Mandi fait l’objet depuis des années d’une campagne de critiques incessantes, qui ne se sont pas limitées à réclamer son exclusion de la sélection nationale, mais sont allées jusqu’à remettre en cause sa carrière et à minimiser la valeur de ses accomplissements.
Issa Mandi affiche un palmarès impressionnant en Liga, avec 206 matchs disputés sous les couleurs du Real Betis et de Villarreal.
Avec Villarreal, il a également atteint les demi-finales de la Ligue des champions, un exploit que seuls quelques joueurs algériens ont réussi à réaliser, parmi lesquels Rabah Madjer, Riyad Mahrez, Houssem Aouar, Ali Benarabia, Ismaël Ben Nasser et Rami Ben Sebaïni.
Mandi a également disputé 85 matchs en Ligue 1 avec Reims et Lille, contribuant à la qualification de ce dernier pour la Ligue des champions, et a été sélectionné dans l’équipe type de la Ligue 1 au cours de son passage en France.
Au niveau continental, le défenseur algérien a disputé près de 40 matchs dans les compétitions européennes – entre la Ligue des champions, la Ligue Europa et la Ligue Europa Conférence – sous les couleurs de Betis, de Villarreal et de Lille.
Mandi figurait dans la plupart de ces rencontres parmi les titulaires et a livré des performances qui ont fait de lui l’un des piliers des différents clubs qu’il a représentés.
Les critiques dont Mandy fait l’objet ne constituent pas un cas d’exception : Sofiane Feghouli, Rais M’Bolhi, Safir Taïder, Nabil Bentaleb et Riyad Mahrez ont déjà été confrontés à des campagnes similaires, à des degrés divers.
Cependant, le nom de Mandi a continué d’apparaître de manière frappante dans certaines émissions d’analyse, que le débat porte sur ses performances ou sur d’autres sujets qui ne le concernent pas directement.
Quiconque a suivi les derniers matchs de la sélection algérienne lors de la Coupe du monde sait que le problème ne tenait pas à un seul joueur, mais concernait l’ensemble du système défensif et l’équipe dans son ensemble.
Il est en effet illogique que l’Algérie aligne des défenseurs qui brillent dans les championnats français et allemand, pour ensuite voir sa ligne arrière se présenter sous ce jour, ce qui confirme que la responsabilité ne peut être imputée à Mandi seul.
Le joueur n’a d’ailleurs pas encore annoncé sa retraite internationale, et le fait qu’il reste titulaire en Liga pourrait le replacer dans les plans du prochain sélectionneur de l’équipe nationale.
Il sera difficile d’ignorer un joueur qui évolue régulièrement dans un championnat ayant produit le champion du monde de 2026, au profit de joueurs évoluant dans un championnat dont les représentants n’ont même pas réussi à atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions d’Afrique.
Mandi reste l’un des joueurs algériens les plus expérimentés sur les terrains européens, et sa carrière prouve qu’il est toujours capable d’apporter un plus, que ce soit avec son club ou avec l’équipe nationale.





