Lundi 13 avril, la Cour d’appel de Rabat a tenu une nouvelle audience dans l’affaire des 18 supporters sénégalais condamnés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 qui s’est déroulée au Maroc, le ministère public ayant requis des peines plus lourdes allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement.
Les prévenus ont été condamnés en première instance à des peines allant de trois mois à un an, avant que l’affaire ne soit réexaminée en appel.
Accusations de hooliganisme et de violence lors de la finale
Les supporters sont accusés de « hooliganisme » en relation avec les événements qui se sont déroulés lors de la finale du tournoi le 18 janvier :
- S’introduire dans le stade
- Lancer des projectiles
- Dommages aux équipements sportifs
- Agression du personnel de sécurité
L’accusation soutient que les prévenus ont été directement impliqués dans les événements qui ont accompagné la réunion.
Une histoire différente de la part des défendeurs
Au cours de l’audience, les supporters sénégalais ont nié toutes les accusations portées contre eux, soulignant qu’ils n’étaient pas impliqués dans les violences.
Certains d’entre eux ont expliqué, en traduisant du wolof au français puis à l’arabe, que leur descente dans le stade avait pour but d’échapper à la panique de la foule, et non de participer aux émeutes.
Selon la défense, leurs clients ont essayé d’éviter une bousculade ou d’être touchés par des projectiles, ce qui exclut l’existence d’une intention criminelle.
Controverse sur les preuves vidéo
L’avocate Naima Al-Qallaf a demandé que les vidéos utilisées par l’accusation soient montrées au tribunal, afin que les accusés puissent être clairement identifiés.
L’accusation a rejeté cette demande, arguant que les faits sont bien établis et ne nécessitent pas d’enquête supplémentaire, notant que « le monde entier a vu ces scènes en direct ».
Le juge n’a pas encore statué sur cette demande, ce qui laisse plusieurs possibilités pour la suite de l’affaire.
Questions de défense responsabilités
L’avocat de la défense, Patrick Kabu, a souligné que les véritables responsables des émeutes ne se trouvaient pas parmi les accusés actuels, en déclarant :
« Les responsables de ces événements se trouvent au Sénégal, pas ici ».
Un cas qui soulève des questions plus larges
Cette affaire s’inscrit dans le contexte de la tension qui a suivi la victoire 1-0 du Sénégal en finale et continue de susciter la controverse :
- Gestion de la sécurité lors des grands tournois
- Responsabilité des individus lors d’une bousculade
Il met également en lumière les défis organisationnels auxquels sont confrontées les grandes compétitions continentales.






