Les détails de l'échec du transfert de Mohamed Amine Ramdawi à l'Union de la Capitale ont commencé à faire surface, quelques jours après le départ de l'attaquant de Paradou vers le club russe Baltika Kaliningrad.
Le joueur, âgé de 20 ans, figurait en tête de la liste des priorités de « Souss-Tara » pour renforcer la ligne d’attaque, et semblait sur le point de rejoindre l’équipe avant que la transaction ne capote à la dernière minute.
Dans un entretien accordé au journal « Al-Khabar », le président de l’Union de la Capitale, Bilal Nouiwa, a rompu son silence pour livrer sa version des faits concernant le déroulement des négociations. Il a affirmé ne pas s’être opposé au recrutement de Ramdawi, mais avoir estimé que les conditions financières imposées n’étaient pas conformes aux intérêts du club.
Selon Nouiwa, le directeur sportif Saïd Aliq lui avait initialement proposé un accord d’un montant de 14 milliards de centimes en échange du document de libération du joueur, le club de Paradou conservant 40 % de la valeur de tout transfert futur.
Le président de la fédération a estimé que ce montant était élevé, mais il n’a pas rejeté définitivement l’opération ; il a plutôt demandé une renégociation du montant financier et du pourcentage que Paradou conserverait en cas de revente du joueur.
Cependant, la situation a changé quelques heures plus tard, selon les déclarations de Nouiwa, puisque le montant de la transaction est passé à 17 milliards de centimes nets au profit de Paradou, hors taxes, ce qui a porté le coût total à environ 20 milliards de centimes.
Il a ajouté que le salaire demandé pour le joueur était également élevé, alors que le Paradou n’avait fait aucune concession concernant le pourcentage de 40 % sur la revente.
Les réserves du président de l’Union de la Capitale ne se sont pas limitées à l’aspect financier, puisqu’il a souligné plusieurs irrégularités dans la conduite des négociations.
Il a précisé que Ramdawi et les responsables de Paradou n’avaient pas assisté aux réunions consacrées à la discussion de la transaction. Il a également révélé que Saïd Aliq lui avait demandé de signer le contrat avant même que le joueur et le club vendeur ne l’aient signé, une démarche qu’il a qualifiée de contraire aux usages en vigueur dans ce type d’opérations.
Nouaoua a démenti la véracité des informations selon lesquelles son accord seul aurait empêché la conclusion de la transaction, affirmant qu’il n’avait reçu aucun document signé par le joueur ou la direction de Paradou.
Il a également souligné que la personne présentée comme le représentant de Ramdawi ne disposait d’aucune procuration officielle attestant de son statut dans les négociations.
Ces déclarations mettent en lumière les tensions existantes entre le président de l’Union de la capitale, Bilal Nouiwa, et le directeur sportif Saïd Aliq, qui sont clairement apparues lors de la gestion du dossier du jeune attaquant.
Alors que les négociations étaient au point mort en raison de ces dissensions internes, le club Baltika Kaliningrad a agi rapidement et a réussi à conclure un accord avec Paradou ainsi qu’à convaincre Ramdawi de tenter l’aventure professionnelle en Russie.
L'affaire s'est soldée par la perte de cette transaction pour l'Union de la Capitale, tandis que des interrogations persistent quant à la manière dont le club gère les dossiers de transfert et à ses dissensions internes pendant le mercato.






